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[Lecture cinéphile] Une Blonde à Manhattan – Adrien Gombeaud et l’expo Marilyn Monroe

6 mai 2011

Une Blonde à Manhattan

Par Adrien Gombeaud (lien Babélio)

Serpent à Plume , 2011, 216 pages, 19 euros
ISBN : 2268071294

© Ed Feingersh/Michael Ochs Archives/Getty Images

©Ed Feingersh/Michael Ochs Archives/Getty Images

Résumé de l’éditeur

New York, 1955. Marilyn Monroe quitte Hollywood pour échapper à l’emprise des studios et à son image de blonde écervelée. Elle se réinvente en fréquentant l’élite intellectuelle et les cours de l’Actors Studio. Pour témoigner de cette nouvelle Marilyn, un magazine populaire engage le photographe Ed Feingersh.

Ensemble, Ed et Marilyn inventent un style de reportage qui emporte le lecteur dans l’intimité de la star. Créatif et téméraire, il la suit pas à pas dans les rues, le métro ou les bars de Manhattan. De son objectif jaillissent les images sensibles d’une femme sans fard, une passante presque ordinaire, heureuse, mélancolique, impériale et solitaire.

Cinquante ans plus tard, ces clichés cachent encore une énigme : alors que l’actrice entrait dans la légende, le photographe disparaissait sans laisser de trace. Le temps d’une semaine, il avait su voir Marilyn comme personne avant lui.

Ce livre part à la recherche d’un fantôme bien aimé : Marylin, le mythe absolu.

Cependant, il ne s’agit pas que de Marilyn Monroe. Adrien Gombeaud nous parle de deux destins croisés : celui de la star et d’un photographe, Ed Feingersh. L’une dans la lumière,  l’autre dans l’ombre. Deux vies parallèles. Une rencontre artistique d’une semaine en mars 1955. Deux êtres libres, fragiles et forts à la fois, donnant tout pour leur art. Deux fins tragiques. L’invention du photoreportage.

Les hommes préfèrent les blondes, et les photographes, Marylin !

Ed Feingersh a réalisé des photographies belles et spontanées. On sent une certaine complicité entre le modèle et le photographe et en même temps, Ed gardait ses distances. De nombreux photographes avaient développé une relation fusionnelle avec la star, leurs photos étaient plus composées. Ici , les photos sont improvisées : l’oeuvre de Feingersh est le début du photoreportage.

Marylin comme on ne l’avait jamais vue… 

On comprend pourquoi le photographe est sous le charme de Marylin : sourire carnassier ou moue enfantine, décoiffée ou savamment brushée, dans ses pensées ou fixant l’objectif d’un air séducteur ou amusé … A travers les photos de Marylin prises par Ed, dans des situations souvent banales mais inédites, on sent bien entendu la fragilité  de Norma Jeane, et on devine une addiction à l’alcool, en la voyant souvent un verre à la main ou posé pas très loin d’elle.

Un beau livre document

L’enquête d’Adrien Gombeaud est passionnante ; à travers des proches d’Ed Feingersch et d’autres documents, il reconstitue l’époque des fifties, du cinéma qui doit céder devant la télévision, du rock qui supplante le jazz. On apprend aussi beaucoup sur l’évolution de la photographie.

Cependant, malgré ses analyses, force est de constater que Marylin reste un mythe,une énigme, une femme aux multiples identités. Grâce à l’auteur, on approche de la vérité…

Ajoutons pour conclure que le livre est extrêmement bien écrit et très bien documenté. (Très belle préface !)

 Exposition de photographies de Marilyn Monroe par Ed Feingersh

du  31 mai au  7 octobre 2011 à la Maison des Amériques

Un des clichés exposés à la Maison des Amériques ©Vincent Desmonts


Idées de musiques pendant la lecture

Marilyn en chansons. ( Si vous aimez écouter de la musique pendant que vous lisez !)

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5 commentaires leave one →
  1. davidbenard permalink
    6 mai 2011 15:28

    Bon ce n’est pas sur Marilyn mais en juillet sort en France le livre « Harlow in Hollywood », souvenirs d’une autre blonde…

    • 6 mai 2011 17:21

      Bonjour! Intéressant : je l’ignorais !
      La bio de Leslie Caron sort sous peu aussi…
      Enfin, Marilyn reste à part – elle a marqué les esprits des cinéphiles mais aussi des photographes. Il y a quelques années j’ai vu un show qui lui était consacré à l’Elysées Montmartre et des photos prises par George Barris (non, pas le customiser de voitures) l’un des « photographes officiels » de la belle.

  2. leslivresdegeorgesandetmoi permalink
    8 mai 2011 11:54

    un livre qui patiente mais que j’ai bien l’intention de lire !

Trackbacks

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