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[Reprise] L’Assassin – Elio Petri

19 juin 2012

via Carlotta Films

L’assassin (L’assassino), 1961

Mise en scène : Elio Petri. Scénario : Elio Petri, Tonino Guerra et Pasquale Festa. Avec : Marcello Mastroianni (Alfredo Martelli), Salvo Randone (Commissario Palumbo), Micheline Presle (Adalgisa De Matteis).

En salles le 20 juin 2012
(Carlotta Films)

Synopsis

Alfredo Martelli, un antiquaire romain, est arrêté à son domicile et emmené au commissariat. En attendant d’être interrogé, il se demande ce que lui veut la police et se souvient, par épisodes, de son attitude peu scrupuleuse à divers moments de sa vie. Enfin reçu par le commissaire, Martelli apprend que son ancienne maîtresse a été retrouvée morte. Les autorités sont persuadées qu’il est l’assassin. Accablé par les preuves, l’antiquaire sent peser sur lui le poids de la culpabilité…

Avis

Elio Petri déclare à propos son film: « J’ai toujours essayé de faire vivre selon une méthode existentialiste la situation d’un personnage dans laquelle se reflètent ses contradictions intérieures, sa conscience d’être un objet face aux sujets de l’autorité.(…)
Parallèlement, je cherchais à introduire un discours sur la police et les rapports de type kafkaïen avec l’autorité. En Italie, et partout dans le monde, du moment que vous êtes face à l’autorité, vous êtes coupable. »

In Elio Petri par Jean A. Gili, 1974

On voit effectivement ce discours critique sur la police et la justice, cependant   ce premier film n’est pas aussi percutant que le célèbre Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (Oscar du meilleur film étranger et Grand Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes en 1970.

Il faut reconnaître que la musique d’Ennio Morricone apportait beaucoup à Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, et que le « héros » incarné par Gian Maria Volontè  n’avait aucun remord et voulait se faire accuser. L’inverse du personnage de Mastroianni dans L’Assassin.

J’ai trouvé en effet que le film L’Assassin était un peu trop bavard, et  qu’il y avait quelques lenteurs par moments.

En revanche,  j’ai beaucoup aimé la musique jazzy du début qui montre bien la dolce vita du héros. On sent que c’est un homme léger, bon vivant, qui ne se doute pas du crime dont on va l’accuser.

Au fur et à mesure l’ambiance change jusqu’à être oppressante dans les scènes de prison.
La  montée de la culpabilité dont  va souffrir le héros, ainsi que son angoisse d’ être condamné  sont bien décrites … Il y aussi une réflexion sur la capacité de l’homme à changer les choses et à se changer lui-même. Des thèmes fondateurs que l’on retrouvera par la suite dans l’œuvre de Petri.

Ce film noir doit beaucoup à ses interprètes, en particulier Marcello Mastroianni, sans trop en dire, il est parfaitement ambigu et on se surprend à changer d’avis sur lui …Citons également Micheline Presle en femme amoureuse, libre et puissante qui se satisfait avec des  »gigolos »… et pousse son amant dans les bras d’une riche jeune fille,  telle une Marquise de Merteuil des sixties …  Et comme souvent dans le cinéma italien, on trouve des acteurs qui ont des « gueules »…  Mention spéciale au commissaire blasé (Randone).
Une curiosité à découvrir si vous aimez le cinéma  »politique » italien.

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