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[Critique] GANGSTER SQUAD de Ruben Fleischer

5 février 2013

 

CRITIQUE (pas assassine) de Gangster Squad

Disons le tout de go, j’ai apprécié le film ! Peut-être parce que je n’attendais pas le réalisateur Ruben Fleischer (auteur, rappelons-le, de Bienvenue à Zombieland !) à pareille fête.

Le film de gangsters est très codifié, et Ruben Fleischer respecte les lois du genre, joue avec les clichés.
Dans ma tête défilaient des références comme Les Incorruptibles, Les Affranchis, L.A. Confidential, Public Enemies, Scarface, Le Dahlia noir Mais Fleischer agrémente ces références classieuses d’humour et de scènes originales. J’ai plutôt aimé les tentatives esthétiques du réalisateur (reconstitution méticuleuse des fifties, ralentis à la Matrix, fusillades chorégraphiées, etc.)… Fleischer assume totalement ce genre mythique du cinéma hollywoodien.
Gansgter Squad est un film « glamour », esthétiquement réussi. Costumes et Fedoras pour les hommes, robes de soirée pour Emma Stone, buildings Art Deco, clubs de jazz mafieux, voitures d’époque…  Si vous aimez les reconstitutions soignées à la Mad Men ou Boardwalk empire, vous apprécierez !
Il règne une certaine tension dans Gangster Squad, et on y voit des scènes extrêmement violentes ! Heureusement, l’humour désamorce parfois l’horreur de la situation. Comme dans cette scène à la Pulp fiction, ou le « boss » de la mafia locale, le terrifiant Mickey Cohen, envoie l’un de ses hommes de main exécuter un employé incompétent : « Ramène ta fraise » (You know the drill en VO), lance-t-il au gangster, qui sort aussitôt sa fraiseuse pour achever l’incapable ! Un moment qui m’a fait détourner les yeux et penser à la scène culte de Scarface. Pour couronner le tout, Fleischer pousse le vice jusqu’à enchaîner avec un plan sur… un steak haché au grill ! Voilà pour l’avertissement « violence ».
Le  casting fonctionne bien. Le film étant très manichéen (gentils policiers non corrompus contre méchants bandits), il fallait un casting qui tienne la route. On connaît l’importance du méchant dans un film ! J’ai beaucoup apprécié le travail de Sean Penn sur le personnage de Mickey Cohen. Physiquement, il est méconnaissable, et franchement effrayant. Pourtant Penn ajoute beaucoup d’ironie et de second degré à son personnage, quitte à frôler le ridicule… sans jamais y tomber ! Il montre bien la soif de reconnaissance sociale de Mickey Cohen, son goût pour le spectacle. Le film donne vraiment envie d’en savoir plus sur ce personnage, Cohen semblant être de la même trempe que les John Dillinger, Bugsy Siegel ou Al Capone…
Le Sergent O’Maha, héros intègre, pur et dur, est incarné par Josh Brolin de façon impeccable. Ryan Gosling n’est pas aussi intéressant que dans « Drive » – de plus, il avait une voix étrange par moments. Cependant, il faut reconnaître que le rôle du playboy cool mais sensible lui va à ravir, et évoque un peu son personnage dans Crazy, Stupid Love… Gosling y retrouve d’ailleurs la même partenaire : Emma Stone. Emma (La couleur des sentiments, The Amazing Spiderman) sort un peu de son registre de « girl next door » pour se la jouer femme fatale. Au casting également, Giovanni Ribisi (Ted, Avatar) en geek des années cinquante. J’ai retrouvé avec joie Robert Patrick (le méchant de Terminator 2 !) en vieux « cowboy ». Certains se sont moqués de son jeu, mais moi je n’ai pas été gênée ! Enfin, cela fait plaisir de voir une femme au foyer ayant un rôle fort (même si elle s’éclipse à un moment donné).
Le scénario s’inspire du livre Tales from the Gangster Squad de Paul Lieberman, roman qui relate des faits réels. Ne l’ayant pas lu, je ne peux vous dire si c’est une adaptation réussie. On sent tout de même qu’il y a eu des coupes dans le film. Le rythme s’accélère vers la fin… Il faut signaler que Gansgter Squad  a été amputé d’une scène de fusillade dans un cinéma, suite au massacre d’Aurora. Un drame qui a valu au film d’être déprogrammé : initialement prévue en septembre 2012, la sortie du film a finalement été repoussée à février 2013. Ruben Fleischer a eu besoin d’un délai supplémentaire pour ajuster le scénario et retourner certaines scènes (>source )
En conclusion : s’il ne se hisse pas au rang de chef d’œuvre, Gangster Squad est un film réussi : incisif, extrêmement violent, mais bourré d’humour, de clichés bien exploités et de glamour hollywoodien.

En savoir plus sur le film :

  • Synopsis :

Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et — s’il arrive à ses fins — de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen.

  • En plus de cette critique, vous devriez retrouver mon avis en vidéo via Après la séance.
  • Bonus :  la biographie de Mickey COHEN

(Source : QUI ETAIT LE VRAI MICKEY COHEN ? Extrait du superbe dossier de presse offert par la Warner Bros)

MEYERS HARRY COHEN dit « Mickey Cohen » (1913 – 1976)

SEAN PENN est Mickey Cohen

SEAN PENN est Mickey Cohen dans ‘GANGSTER SQUAD’

4 septembre 1913 : Naît « Meyers Harry Cohen » à Brownville, New York dans une famille une famille juive orthodoxe.

1923 : Première arrestation à l’âge de 9 ans pour trafic d’alcool. Il évite la prison grâce à son frère qui avait monté une distillerie clandestine dans la pharmacie de leur mère.

1930 : Après s’être initié à la boxe à Los Angeles, débute une carrière de boxeur professionnel à Cleveland à l’âge de 16 ans. Prend le sobriquet de « Mickey Cohen »
(suite à une erreur commise par le Los Angeles Times dans sa rubrique sportive).

1934 : Part s’installer à Chicago où sa carrure et sa nervosité le font engager par Al Capone et son organisation criminelle (‘Chicago Outfit’). Il finit par gérer toutes les activités de jeux clandestins de la région.

1937 : Est envoyé à Los Angeles pour protéger le légendaire gangster Bugsy Siegel. Participe activement à la création du Flamingo Hotel à Las Vegas et gère les activités de paris sportifs de la région.

1941 : Achète une ferme derrière les studios Warner Bros à Burbank et la transforme en casino clandestin !

1947 : À la mort de Bugsy Siegel, Mickey Cohen reprend le contrôle de toutes ses opérations sur la côte ouest des Etats-Unis et devient une figure incontournable du grand banditisme américain.

1949 : En raison de la corruption endémique qui mine la police de Los Angeles, et du peu de moyens dont elle dispose, une unité spéciale secrète, le « Gangster Squad » se met en place et se donne pour mission de neutraliser Mickey Cohen et ses acolytes.

Face aux multiples tentatives d’assassinats et à la traque intensive des police californienne et fédérale, Cohen transforme sa maison de Los Angeles en forteresse et embauche Johnny Stompanato comme garde du corps (‘Stomp’ entretiendra des relations mouvementées avec les actrices Ava Gardner et Lana Turner, et sera finalement tué par la fi lle de cette dernière !). C’est à cette même période que Mickey Cohen fréquente le Rat Pack mené par Franck Sinatra.

1950 : Première condamnation pour évasion fiscale par le Sénat. Cohen passe quatre ans en prison.

1961 :Seconde condamnation pour évasion fiscale (à quinze ans d’emprisonnement). Cohen passe les deux premières à Alcatraz juste avant que l’établissement ne ferme et qu’il soit transféré à Atlanta. Après une violente attaque qui laissera en partie paralysé, il est transféré dans un hôpital pénitencier à Springfield dans le Missouri.

1972 : Quitte l’hôpital pénitencier de Springfi eld et retourne dans sa maison de Californie.

1974 Est appelé par la famille Hearst pour élucider le kidnapping de Patty Hearst, héritière du magnat de la presse William Randolf Hearst (incarné en 1941 par Orson Wells dans Citizen Kane).

1976 : Meurt dans son sommeil dans sa maison de Californie.

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2 commentaires leave one →
  1. 6 février 2013 14:27

    Content de lire enfin une critique positive sur ce film que j’ai apprécié également!

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