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[Critique] Warm Bodies Renaissance de Jonathan Levine avec Nicholas Hoult et John Malkovitch

19 mars 2013

Encore une adaptation d’un bestseller de « bitlit ». Après le couple humaine /vampire (Twilight), la romance sorcière / humain (Sublimes créatures), voici donc l’histoire d’amour fille vivante / zombie !  Et ça passe plutôt bien… Avis pas piqué des vers ici.

affiche Warm Bodies FR

CRITIQUE

Zombie Love

Romeo et Romero. Warm Bodies revisite astucieusement Roméo et Juliette de Shakespeare . Il s’agit d’une romance contrariée. Les héros sont jeunes et s’appellent « R » (il a oublié le reste de son prénom, mais savons que ce n’est pas Robert) et Julie (tte)… Le film fait aussi un énorme clin d’oeil à la célébrissieme scène du balcon. Et le héros prend l’apparence de la vie pour sauver sa belle; Mais le scénration ne plaigie pas pour autant l’œuvre du grand Will. Exit le drame (on sourit beaucoup dans Warm Bodies) et la fin est tout autre.

La morale du film dans tout cela ? Elle mettra tout le monde d’accord : »Love makes us human », « L’amour nous rend humain ». Oui, c’est mignon, oui, c’est du déjà vu…

Des répliques qui tuent et des acteurs à croquer !

Oui , j’ai ri et souri dans Warm Bodies, comme dans Shaun of the Dead ou Zombieland. Ce sont surtout les « répliques qui tuent » du film m’ont amusée. Serez-vous morts de rire pour autant. Peut-être pas, mais c’est tout de même très distrayant d’entendre un zombie déclarer en voix off « Ce rencard est un fiasco. Je veux mourir à nouveau ! « 

 

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[Critique] Paradesi – L’esclave de Bala Pazhanisaamy

18 mars 2013

« Paradesi – l’esclave », sixième long métrage du réalisateur Bala Pazhanisaamy a été projeté à Paris ce dimanche, en avant-première.

La sortie de ce film tamoul est prévue le 17 avril prochain, à l’occasion du nouvel an tamoul. Voici notre avis.

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CRITIQUE

« Ce n’est pas ma tasse de thé « est une expression employée à tort et à travers mais imagine t-on, lorsqu’on se délecte de ce breuvage délicat, que tant d’hommes et de femmes aient autant souffert, au 20ème siècle dans les plantations de l’Inde du Sud, pour satisfaire nos papilles  ?

Paradesi est un film incomparable et déroutant qui se déroule en deux parties.
La première partie est remplie de cris joyeux et de rires. La deuxième n’est que cris de souffrance et larmes.

Le réalisateur, Bala, excelle dans les contrastes au niveau des paysages (les régions désertiques contrastant avec les plantations luxuriantes de thé ). La photographie du film est très belle. Il nous décrit également de façon convaincante l’évolution des personnages. Le film a pour interprètes principaux Aadharva MURALI et Dhansika… Tous les acteurs sont très émouvants et expriment leur sentiments avec un style très radical. Un jeu réaliste mais qui peut nous paraître excessif par moments.

De même, on note un contraste dans le ton du film. On est surpris par la légèreté de certains chants -dont la traduction a suscité des rires dans la salle – puis par la gravité de certaines scènes d’une  injustice insoutenable !
La séance d’évangélisation par les colons britanniques auprès des cueilleurs de thé nous laisse pantois car totalement imprévisible.

Rien à voir avec un Bollywood et son « happy end »  traditionnel.

Demain matin, lorsque je boirai mon thé, je risque d’être hantée par la vision de ces centaines de mains écorchées qui ont cueilli les odorantes petites feuilles.
Il faut aller voir ce film émouvant, doté du charme  désuet d’un film classique. Paradesi est intéressant parce qu’il retrace la mémoire de ces travailleurs maltraités au destin tragique et parce qu’il nous montre les dérives de la société indienne.

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 Synopsis

Inspiré du livre « Red Tea » de Paul Harris Daniel paru en 1969 le film Paradesi du réalisateur Bala met en scène la vie des travailleurs des plantations du thé du Tamil Nadu actuel au début du 20 ème siècle. Le quotidien de ces hommes et femmes exploités sous la colonisation britannique est très peu connu du public car leur calvaire a été masqué derrière l’épais brouillard entourant les plantations. Paul Harris Daniel, médecin de profession a laissé un témoignage poignant sur la vie de ces travailleurs et son livre est l’un des rares vestiges retraçant la mémoire de ces hommes et femmes. Lire la suite…

[CRITIQUE] Au bout du conte de et avec Agnès Jaoui

18 mars 2013

Affiche Au bout du conte

C’est le Printemps du cinéma, l’occasion de s’organiser des séances de rattrapage dans les salles obscures.
Michèle est allée voir « Au bout du conte », le dernier Agnès Jaoui. D’un coup de baguette magique, elle a rédigé cet avis …

CRITIQUE

Quand Trenet chante « Revoir Paris », je dis oui,

Quand Jaoui nous invite à revoir Bacri, je dis oui,

à condition qu’elle ne le cantonne pas dans le rôle de l’éternel  » marri « .
Le registre de M. Bacri , l’homme qui jamais ne rit, est-il limité à l’archétype du type que la vie ennuie ?

Dans ce méli-mélo de contes (ni vraiment mélo , ni vraiment rigolo), Agnès Jaoui incarne une fée qui ressemble plus, l’âge aidant, à Pimprenelle qu’à la fée Clochette …
Même si j’ai été un peu déçue, j’ai quand même croqué avec plaisir dans ce gâteau épicé qui comporte quelques morceaux croustillants (comme la leçon de conduite du couple Jaoui / Bacri dans l’univers clos d’une voiture , cela sent le vécu… ou la composition de la reine mère emprisonnée par son botox).

J’ai été séduite par l’apparition du trop rare Didier Sandre en roi énigmatique. L’acteur qui interprète l’ex mari d’Agnès est aussi très convaincant.
Par contre, Agathe Bonitzer, ne m’a pas convaincue en pauvre petite fille riche  » qui n’avait jamais vu le loup « avant de rencontrer le loup Benjamin (un rôle sur mesure de Don Juan pour Benjamin Biolay, cynique et désabusé )

Tout compte fait (tout « conte » fait), Au bout du conte reste un bon divertissement « sympatoche » , selon l’expression à la mode de certains critiques médiatiques.

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AU BOUT DU CONTE

 ( sorti le 6 mars 2013)
Réalisé par Agnès JaouiGenre : comédie
1 h 52 min

Avec Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Agathe Bonitzer…

Synopsis :

Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui. Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu. Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.

Pour aller plus loin

Paradesi – L’esclave : du cinéma indien sur les Champs Elysées !

15 mars 2013

Le cinéma indien fête ses 100 ans en 2013 et le pays sera mis à l’honneur au prochain Festival de Cannes.

A cette occasion, le film « Paradesi – l’esclave » du réalisateur Bala Pazanisamy est projeté à Paris ce week-end.

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 Inspiré du livre « Red Tea » de Paul Harris Daniel paru en 1969 le film Paradesi du réalisateur Bala met en scène la vie des travailleurs des plantations du thé du Tamil Nadu actuel au début du 20 ème siècle. Le quotidien de ces hommes et femmes exploités sous la colonisation britannique est très peu connu du public car leur calvaire a été masqué derrière l’épais brouillard entourant les plantations. Paul Harris Daniel, médecin de profession a laissé un témoignage poignant sur la vie de ces travailleurs et son livre est l’un des rares vestiges retraçassent la mémoire de ces hommes et femmes.

(source :  Ayngaran France)

Le film a pour interprètes principaux Aadharva MURALI et Dhansika… Si vous voulez changer de Bollywood, je vous conseille ce film.

Voici la bande annonce  de Paradesi (VOSTFR)



A noter : une diffusion nationale du film est prévue le 17 avril à l’occasion du nouvel an tamoul. 

Informations sur la projection de Paradesi – L’esclave

Projection en VOSTFR

Dimanche 17 mars à 15h15

Lieu :

Publicis Cinémas

129, Avenue des Champs-Elysées

75008 Paris

Métro Charles de Gaulle-Étoile – Georges V

Tarif :

10,50€ | Etudiants et Seniors( plus de 60 ans) : 7€

Comme c’est la fête du printemps du cinéma, il y a peut -être une possibilité d’avoir une place à 3 euros 50 ?

  • Pour en savoir plus sur le film :  

FANTASTIKINDIA – Sortie de Paradesi – L’esclave en France !. ou le  site internet : http://www.Kolly360.com

[Bon plan] Printemps du cinéma 2013 : un film pour 3.50€

15 mars 2013

affiche printemps du cinéma

La 14e édition du Printemps du cinéma, organisée par la Fédération Nationale des Cinémas Français, aura lieu du 17 au 19 mars 2013.

La séance vous coûtera seulement 3,50 euros.

BNP Paribas va prolonger cet évènement national jusqu’au 26 mars  au même tarif, grâce à la distribution de 300.000 contremarques.

Ce sera l’occasion de voir ou revoir des films à l’affiche comme  Jappeloup , Le Monde fantastique d’Oz , 40  ans, mode d’emploiCloud Atlas, ou encore  the Sessions

Cycle En avant la musique ! au Forum des Images

15 mars 2013

MUSIQUE ET SOCIÉTÉ EN 100 FILMS DU 6 MARS AU 21 AVRIL 2013 !

affiche officielle cycle musique FDI

Présentation du cycle

 Musique – ou plutôt moteur – maestro ! Avec ce cycle de films, entrez dans la danse aux sons du blues, du jazz, du rock, du reggae ou encore du rap. Savourez 100 films d’hier et d’aujourd’hui qui offrent de la musique plein les yeux(… )

Au juke-box du mois de mars 2013 : One Two Three O’Clock, Sur la route de Memphis, Black Or White, If You’re Going to San Francisco ouvrent le bal, pour revisiter la révolution rock, les racines du blues, la question raciale, les années hippies, à travers les films d’hier et d’aujourd’hui. Prêts ? En avant la musique ! Ou plutôt « Play it again, Sam… »

La programmation En avant la Musique !a été élaborée par Marianne Bonicel et Anne Marrast, programmatrices du Forum des images.

(viaPrésentation | Forum des Images.)

Un cycle très BO !

A mon avis, c’est une belle occasion de revoir sur grand écran des fictions, des documentaires et des concerts filmés comme celui de Woodstock … Avoir et écouter en complément de l’exposition à la Cité de la Musique.

 

J’ai commencé le cycle le 6 mars dernier avec American Graffiti de George Lucas.

Le film parfait pour l’ouverture pour ce cycle ! Un film sur l’adolescence durant les sixties de George Lucas, avec les jeunots Richard Dreyfuss, Ron Howard  et Harrison Ford… Très « Happy days »,  l’histoire nous montre la jeunesse dorée et insouciante de Californie. Bien entendu la BO d’American Graffiti rentre parfaitement dans le thème rock n’ roll  « One Two Three O’Clock « ! Toute une époque révolue que dépeint avec nostalgie Lucas…

Californie, été 1962. Sur le point de quitter leur ville natale pour entrer à l’université, une bande d’amis blague, drague, parade dans des voitures au son du rock. Réalisé par George Lucas juste avant la saga Star Wars, ce film autobiographique et mélancolique est le « film matrice » des teen movies qui ont été ensuite produits à Hollywood.

Cover of "American Graffiti"

American Graffiti

Pour aller plus loin : Tout le cycle ! (programme complet)

Bande-annonce

[Lecture cinéphile] L’argent du cinéma

14 mars 2013

Claude Forest *

ISBN : 2701164389
Éditeur : BELIN LITTERATURE ET REVUES (2013)

Date de publication: 18 janvier 2013 | Série: Belin sup

Ouvrage lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio

D’où vient l’argent du cinéma ? Comment fonctionne une entreprise dans le domaine cinématographique ? Quelles fonctions remplissent la production, la distribution puis l’exploitation ? Comment programme-t-on un film dans une salle de cinéma ? Quel rôle l’État joue-t-il encore aujourd’hui dans toute la filière cinématographique ? Au-delà de prises de positions trop souvent purement incantatoires, quelles sont les forces et les faiblesses des différents protagonistes face à la domination réversible de l’industrie hollywoodienne ? En tentant, de manière claire et accessible, d’expliquer les bases économiques, comptables, juridiques et statistiques de l’univers du cinéma, l’auteur propose les clefs indispensables à la compréhension des mécanismes économiques du 7e art.

(résumé de l’éditeur)

Avis de lecture

Traitant d’un sujet d’actualité ( la controverse de l’argent mis dans le cinéma, lancée par le Maravalgate et l’affaire Depardieu, la publication de nombreux articles sur le salaire d’acteurs ou de réalisateurs), ce livre n’est en effet pas une prise de position. Il s’agit d’un ouvrage académique assez technique – comprenant tableaux,  schémas et  statistiques… Futurs lecteurs, rassurez-vous toutefois : on trouve des très bonnes synthèses à la fin de chaque chapitre.

Le livre de Claude Forest donne les bases économiques comptables, juridiques pour comprendre comment fonctionnent une entreprise cinématographique, et répond à des questions aussi diverses que la part d’intervention de l’Etat français dans le financement des films, ou la programmation des films en salle.  Au delà de l’hexagone,  Forest nous parle aussi du « cinéma monde »  et analyse de l’hégémonie américaine.

A noter, en fin d’ouvrage, un glossaire et une bibliographie étayant les 13 chapitres du livre.

En conclusion:

Le livre de Claude Forest est à lire si vous voulez faire le point sur le sujet. Un ouvrage particulièrement recommandable aux étudiants !

 * Biographie de l’auteur

Claude Forest est exploitant d’ une salle de cinéma et maître de conférences associé en économie du cinéma à l université Censier / Sorbonne-Nouvelle. Il a notamment publié « Économies contemporaines du cinéma en Europe » (CNRS éditions 2001), « Du héros aux super héros. Mutations cinématographiques (dir.) (Théorème, Presses Sorbonne Nouvelle, 2009) et « Quel film voir ? Pour une socioéconomie de la demande » (Septentrion, 2010).
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